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La Borréliose ou maladie de Lyme est une affection transmise principalement par les tiques.

Ces tiques ont été eux mêmes infestées par une bactérie provenant des rongeurs, des oiseaux ou encore des reptiles. Cette maladie est souvent méconnue et ce n’est que depuis quelques années que des études ont été réalisées pour les animaux domestiques et sauvages. A noter que la Borréliose n’est pas contagieuse pour les autres animaux côtoyant le cheval infesté.

La maladie de Lyme est à prendre très au sérieux. La période d’activité des tiques s’étale de Mars à Octobre avec en général deux pics d’incidence au Printemps et à l’Automne. Elles affluent dans les zones humides à forte végétation, les broussailles, les forêts, les herbages.

Quels sont les signes cliniques du cheval infesté ?

La maladie de Lyme est difficile à déceler car elle est souvent asymptomatique. En effet, il n’existe pas de signes cliniques spécifiques. Ils peuvent être très divers tel qu’un épisode fébrile modéré, un état d’anorexie ou d’apathie, une raideur, une boiterie sporadique, une paralysie, une fourbure, un amaigrissement, une inflammation des articulations ou encore plus rarement une complication cardiaque. Une fois dans l’organisme, la bactérie de la maladie de Lyme est véhiculée dans le sang et les tissus lymphatiques. Elle aurait une préférence pour certains organes, tels que les yeux, le cœur, les articulations et le système nerveux.

Comment diagnostiquer la maladie de Lyme ?

Une étude en sérologie ( la sérologie consiste à évaluer l’immunité à une maladie en mesurant la quantité d’anticorps spécifiques de celle-ci) ou en PCR est nécessaire. Des laboratoires sont compétents pour la mise en évidence de la Borréliose (sérologie par ELISA et la PCR) mais ce n’est malheureusement pas toujours fiable.

Quel traitement peut être recommandé ?

L’objectif du traitement antibiotique d’une Borréliose est l’éradication complète de l’affection afin d’éviter la progression vers des formes secondaires et tertiaires.

Un traitement antibiotique pendant une longue période donne des résultats satisfaisants. Il est préconisé d’associer un traitement anti-inflammatoire dans le cadre des symptômes articulaires.

Votre vétérinaire saura vous conseiller le meilleur traitement en fonction des résultats en sérologie de votre cheval.

Actuellement, il n’existe aucun vaccin pour le cheval contre la Borréliose en France.

Duc Lyme

Duc d’Elphen, poulain agé de 2 ans lorsqu’il a déclaré la maladie de Lyme en Mars 2015, sur la photo en convalescence après un mois d’antibiothérapie. Ses premiers symptômes ont été un amaigrissement, de la fièvre, une grande fatigue, une apathie et un oedeme du fourreau. Aujourd’hui, petit Duc a bien grandit et il est en super forme !

Comment limiter les risques des tiques ?

Détruire les tiques dans l’environnement est bien entendu illusoire! On peut cependant appliquer sur le cheval des produits actifs contre les tiques pour tenter d’éviter leur fixation ou la transmission de la maladie.

Pansez votre cheval minutieusement et éliminez les tiques dans le pelage le plus rapidement possible. En effet, une tique reste attachée au pelage entre 24 et 72 heures. Vous avez peut être encore le temps de lui enlever avant qu’elle ne lui transmette la bactérie!

N’oubliez pas, après extraction de la tique, nettoyez à l’eau savonneuse l’endroit de la morsure.

Le seule moyen de lutter contre la maladie de Lyme reste à ce jour la prévention!

Nota : Outre la tique, les puces, moustiques et taons peuvent être des vecteurs de transmission.

Sources :

Maladie des chevaux « France agricole », veto.merial.com, ifce, Cécile Lamouraux Thèse la Borréliose de Lyme.