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La sarcoïde équin est une tumeur cutanée locale, elle constitue la tumeur la plus fréquente chez le cheval, elle est agressive mais ne métastase pas.

Il en existe plusieurs et nous allons les aborder dans cet article afin de les reconnaître et être informé de la conduite à tenir et des différents traitements possibles. Outre le côté purement esthétique, la localisation d’une sarcoïde peut empêcher l’utilisation du cheval. En effet, une sarcoïde placée par exemple sur le passage de sangle rend impossible le sanglage du cheval. L’été, le cheval peut-être très gêné par les insectes qui vont venir se poser en masse sur cette tumeur d’autant que parfois la sarcoïde peut être sanguinolente.

Il existe cinq types de sarcoïdes :

  1. Le verruqueux ressemble à une plaque avec aspect de petits nodules à la surface. La tumeur est généralement glabre (sans poil), elle mesure 5/6 cm, son évolution est relativement stable mais il peut arriver qu’il évolue après un traumatisme (blessures, plaie de harnachement, frottement, etc.). Ce type de sarcoïdes se retrouve principalement sur la tête.
  2. Le fibroblastique qui a un potentiel invasif et évolutif bien supérieur au verruqueux. Il se compose d’une forme nodulaire et d’une forme évolutive qui a un aspect nodulaire donnant un aspect bosselé, ces tumeurs peuvent s’ulcérer facilement suivant leur localisation.
  3. Le mixte, il associe des tumeurs de différents stades sur une même tumeur. Il peut être verruqueux et fibroblastique, être ulcéré ou infecté.
  4. Occultes, les lésions sont généralement uniques et se limitent à l’épiderme superficiel. Il est de couleur grise, plat, épais, rugueux, souvent dépilé, parfois squameux et croûteux, il évolue lentement mais peut évoluer comme les types cités plus haut.
  5. Le malin qui apparaît de façon spontanée avec des caractéristiques de sarcoïdes fibroblastique, nodulaire ou suite à une intervention sur un sarcoïde localisé sur le coude ou le genou, il est particulièrement agressif.

Cause des sarcoïdes :

Aucune hypothèse n’est confirmée mais il semble que les sarcoïdes soient d’origine virale, des papillomavirus seraient impliqués dans la formation de ces tumeurs, cependant le facteur viral ne serait pas le seul en cause, on parle de facteurs de prédisposition tel que la race, les origines, l’âge et le sexe, les hongres étant davantage concernés par cette pathologie.

Diagnostic :

Les sarcoïdes se reconnaissent facilement, leur localisation et morphologie étant assez caractéristiques. Le vétérinaire confirme son diagnostic par une analyse histologique réalisée sur un prélèvement de biopsie. Dès l’apparition de sarcoïde, il est important de demander cet examen au vétérinaire qui confirmera ou infirmera le diagnostic et qui permettra de mettre en place rapidement un traitement adéquat.

Traitements :

Le traitement dépend de plusieurs facteurs dont le type de tumeurs, leur localisation, le préjudice esthétique mais aussi le budget que l’on peut destiner à ce traitement. Certaines sarcoïdes peuvent régresser sans aucun traitement.

  • L’exérèse chirurgicale est envisagée si la taille de la tumeur est importante, cette méthode est la première méthode thérapeutique servant souvent de base aux autres. Elle limite le volume et/ou la surface de la lésion sarcoïdienne et permet ainsi une meilleure efficacité des autres techniques. Elle comprend la chirurgie classique, la cryochirurgie (brûlure par le froid) et la chirurgie laser.
  • L’immunothérapie donne des résultats très satisfaisants pour les sarcoïdes situées autour des yeux. Elle consiste en une injection d’extrait de Bacille de Calmette-Guerrin (BCG) dans la tumeur, il y a cependant des risques non négligeables lors de ce traitement tel qu’un choc anaphylactique.
  • La radiothérapie donne de bons résultats sur les tumeurs de petites tailles mais elle nécessite le déplacement du cheval vers des centres spécialisés.
  • La chimiothérapie locale quant-à elle donne des résultats et des effets secondaires variables selon la tumeur et sa localisation.
  • Il existe enfin des pommades aux propriétés anti tumorales et anti virales dont le traitement est long et très variable suivant les individus.
  • Les traitements naturels semblent fonctionner sur certains cas, la teinture mère de Thuya peut être appliquée localement combinée à l’homéopathie avec Thuya en 9ch et aussi en renforçant le système immunitaire avec du magnésium et du sélénium. Le mieux est de demander conseil auprès d’un vétérinaire homéopathe pour qu’il ajuste au mieux les dosages suivant le cas.

Malheureusement le taux de récidives est important dans l’année qui suit le traitement mais plus le traitement est mis en place tôt, plus les chances de guérissons définitives augmentent.

C’est pourquoi dès le moindre signe suspect de sarcoïde, il est essentiel de faire venir le vétérinaire qui établira un diagnostic et un traitement approprié.

L’équipe de Cheval-Partenaire

Source : Thèse vétérinaire : « Le sarcoïde équin, évolution des connaissances » par le Dr Stéphane Rossolin.

http://www.cliniqueveterinairesaintromain.fr


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