LE PARTENAIRE 100% CHEVAL

 

 

 

 

 

Protéger la santé de ses chevaux, se prémunir des coûts et risques liés à une épidémie sont les arguments d’une bonne prévention vaccinale.

Le respect de quelques règles permet d’en optimiser l’efficacité.

1. Des modes de transmission tu te méfieras !

Certaines maladies ne sont pas contagieuses (tétanos), la vaccination a pour objectif de protéger l’animal de façon individuelle.

Pour d’autres, la transmission des agents pathogènes peut avoir lieu :

• Horizontalement : aérosols, jetage, par contact plus ou moins direct entre les animaux (grippe, gourme, rhinopneumonie) ;

• Verticalement : d’une jument au poulain qu’elle porte (rhinopneumonie artérite virale) ;

• Par colportage sur des vêtements, véhicules ou objets (gourme, grippe et rhinopneumonie) ;

• Par le biais d’insectes piqueurs ( èvre West-Nile).

L’application de règles d’hygiène simples (lavage de mains, matériel à usage unique, ordre des soins : soigner le cheval malade en dernier) et de prévention (isolement des chevaux malades, quarantaine pendant 3 semaines pour un nouvel arrivant…) permet de limiter la circulation des germes.

2. Les protocoles vaccinaux tu respecteras !

Ils en conditionnent l’efficacité !
La primo-vaccination (2 vaccins) + un rappel à 6 mois permettent d’atteindre un seuil de protection efficace. Chaque rappel annuel « relance » la production d’anticorps afin de rester au-dessus de ce seuil. Pour certaines maladies (tétanos), la protection est individuelle, pour d’autres (grippe, rhino) il faut qu’au moins 80% du cheptel soit vacciné pour un effet à l’échelle collective.

3. Un cheval en bonne santé tu feras vacciner !

On ne vaccine pas un cheval malade ou fortement parasité : le vétérinaire réalisera un examen médical avant de vacciner. L’organisme se concentrera ainsi sur la fabrication d’anticorps.

4. Les stress associés tu éviteras !

Pour la même raison, éviter les stress en période de vaccination : les transports, les changements d’habitudes, etc. Favoriser le repos du cheval pendant quelques jours après la vaccination.

5. Avant les périodes à risque tu vaccineras !

L’objectif est que la production des anticorps soit maximale aux périodes sensibles. On vaccinera donc à l’automne contre la grippe et la rhinopneumonie, avant la recrudescence des virus ou avant la monte contre l’artérite virale pour les étalons, par exemple.

6. Les jeunes poulains tu protègeras !

La vaccination des mères dans les 6 semaines précédant le poulinage permet d’optimiser la qualité du colostrum (premier lait de la jument, riche en anticorps). La première vaccination, réalisée vers l’âge de 6 mois, vient relayer cette immunité « passive » en stimulant la production d’anticorps par l’organisme du poulain. Le vétérinaire s’adaptera à la pression infectieuse du lieu de vie du poulain.

7. Les obligations réglementaires tu respecteras !

Les vaccins sont administrés par un vétérinaire qui complète le certi cat dans le document d’identi cation. Ceci doit être mentionné dans le registre d’élevage.

Dans certains cas (élevage, courses, compétition ou rassemblements d’équidés, il faudra également vous conformer à des règlements spécifiques (stud- book, codes des courses, règlements SHF, FFE, FEI, Arrêtés préfectoraux…)

Laetitia Marnay, Ifce

www.ifce.fr


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