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L’été, les chevaux  profitent de la belle saison et sont au pré : attention aux parasites !

Que ce soit un mode de vie  permanent  ou  pour quelques semaines de repos,  nos amis les chevaux profitent souvent de la belle saison en pâture. Néanmoins, l’accès aux prairies et à l’herbe n’est pas sans risque, notamment au niveau parasitaire. Les chevaux et les poulains au pré ingèrent de l’herbe qui peut contenir des parasites. 

Les parasites d’été : eux aussi profitent de la belle saison ! 

Les larves de petits strongles qui ont survécu à l’hiver sont ingérées par les chevaux au printemps. Ces larves deviennent matures dans l’organisme du cheval, puis les adultes produisent des milliers d’œufs. Ceux-ci sont ensuite rejetés dans les crottins, donnent de nouvelles larves de parasites qui seront à leur tour ingérées. C’est ce que l’on appelle le cycle parasitaire et c’est ainsi que s’accentue la contamination des prairies tout au long de l’été.

Les grands strongles : le risque d’infestation est maximal durant la belle saison, mais l’observation des symptômes, essentiellement liés aux migrations larvaires, se fait surtout en hiver.

L’infestation par les ténias s’observe sur les pâtures l’été et touche les chevaux de tout âge. Elle se fait par ingestion d’acariens de prairie qui renferment les larves des ténias, notamment dans les zones humides. Les ténias adultes sont localisés au niveau du caecum (première partie du gros colon) et peuvent provoquer des troubles digestifs graves.

Les gastérophiles sont des mouches dont les larves parasitent l’estomac des chevaux. Les mouches adultes libres sont présentes sur les pâtures du printemps à l’automne. Elles se reproduisent et pondent des œufs sur le pelage. Après ingestion des œufs, les larves qui en sortent évolueront tout l’hiver fixées dans l’estomac des chevaux. La gastérophilose est très fréquente et l’ensemble des chevaux présents sur les pâtures à  la belle saison  risquent d’être infestés.

L’ascaridose du poulain est due aux migrations larvaires, puis au développement dans l’intestin grêle des vers adultes. Les œufs sont très résistants dans l’environnement et  sont responsables d’infestations d’une année à l’autre. Le pouvoir pathogène des ascaris est très important mais l’ascaridose est rare après un an.

La vermifugation d’été est indispensable si  le cheval vit dans des conditions environnementales risquées (surpâturage notamment) et / ou si votre cheval est infesté. Une coproscopie (examen au microscope d’un prélèvement de crottin) permet de le savoir.  Cet examen très simple, permet d’estimer le niveau et le type d’infestation d’un cheval. Dans la plupart des cas, si le nombre d’œufs de strongle dépasse 200 par gramme, il est recommandé de vermifuger. Cela permet de diagnostiquer la plupart des parasites équins. Attention toutefois au ténia, car une coproscopie négative ne suffit pas à prouver son absence.

Avec la collaboration de Sophie Paul-JeanJean, 

Docteur vétérinaire, Responsable technique gamme équine Boehringer Ingelheim


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