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Des études ont montré que la vermifugation systématique des équidés favorise le développement de résistances aux vermifuges. Actuellement seules trois familles de vermifuges sont disponibles sur le marché pour les équidés pour la lutte contre les petits strongles (principaux parasites des équidés adultes) : les benzimidazoles, le pyrantel et les lactones macrocycliques.

En France, la situation est préoccupante : des résistances des petits strongles aux benzimidazoles et
pyrantel sont déjà présentes. De bonnes pratiques de vermifugation permettent de ralentir l’apparition de nouvelles résistances.

On parle de vermifugation raisonnée, en voici les grands principes : 

• Ne pas vermifuger tous les chevaux adultes systématiquement : préférer une vermifugation ciblée après coproscopie. Celle-ci consiste à compter les œufs de parasites dans les crottins d’un cheval au microscope. Elle permet ensuite de décider ou non de traiter le cheval. Elle est surtout utile pour les petits strongles qui sont les principaux parasites des équidés adultes.

• Pour les poulains et les jeunes chevaux de moins de 3 ans, une vermifugation systématique reste indispensable du fait de leur importante sensibilité au parasitisme. Cependant, il est inutile, dans la plupart des élevages, de vermifuger un poulain avant l’âge de 2 mois.

• Eviter le sous-dosage des vermifu-
ges : évaluer le poids du cheval avant vermifugation; Un outil de simulation du poids vif est disponible gratuitement sur le site internet de l’Ifce.

• Les vermifuges sont des médicaments et sont prescrits par le vétérinaire : l’achat de vermifuges sur internet sans ordonnance est interdite.

• Sauf avis vétérinaire, il est inutile de vermifuger les chevaux adultes en hiver, l’excrétion d’œufs est très fai-ble : préférer une vermifugation en fin d’automne.

• Utiliser les lactones macrocycliques (ivermectine et moxidectine) tous les 6 mois au maximum chez les adultes afin de préserver leur efficacité.

• La vermifugation doit être pensée à l’échelle de l’élevage et non à titre individuel afin de maximiser l’impact sur la contamination des pâtures.

• 80% des parasites se trouvent dans les pâtures. Certaines pratiques
permettent de diminuer leur contamination : par exemple, le ramassage des crottins dans les paddocks de détente, le compostage du fumier, la fauche, etc.

• Les parcelles les plus saines d’un point de vue parasitologique devraient être réservées aux animaux les plus sensibles : poulains et jeunes chevaux.

Marie DELERUE

vétérinaire expert de l’Ifce.

Plus d’informations sur www.ifce.fr

http://www.ifce.fr

Rubrique Connaissances : 

Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder au simulateur de poids :

HARAS NATIONAUX

Lien de l’Atelier de démonstration Coproscopie au Salon de l’agriculture Nouvelle Aquitaine ou cliquez sur l’image ci-dessous :

 


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