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Lorsqu’un cheval est soumis à un stress, cela le prédispose à un appétit fluctuant, des problèmes de digestion et de métabolisme qui vont perturber la fabrication de tissus, l’équilibre hormonal et l’immunité en général.

Le cheval est par nature un animal sensible au stress. Cet état de fait est parfois difficile à détecter mais certains signes ne trompent pas : baisse de la performance sportive, baisse de l’état corporel, difficultés à bien manger, irritabilité sous la selle, état dépressif, cheval apathique…

Dans ces conditions, la gestion de l’alimentation est primordiale pour atténuer les effets du stress et renforcer la résistance aux agressions de l’environnement.

Le secret de l’alimentation du cheval stressé réside dans tout ce qui pourra favoriser l’équilibre microbien du gros intestin et une digestibilité optimale dans l’intestin grêle. Pour cela plusieurs solutions sont envisageables :

– le fractionnement des apports en de nombreux petits repas

– un apport de fibres très élevé sous forme solubles (son de blé, pulpe de betterave) et insolubles (foin)

– l’utilisation de formes prédigérées d’amidon comme la cuisson des céréales, la germination, l’extrusion, le floconnage…

– l’addition d’argile pour éventuellement protéger les muqueuses de l’estomac de l’acidité

– l’ajout de pré et probiotiques pour améliorer l’hygiène digestive

La particularité du stress est qu’il demande à l’organisme de brûler beaucoup de calories (ce qui explique souvent en partie la perte de poids) sous forme de glucose mais aussi de gras provenant des réserves corporelles. Quand l’organisme est épuisé il puise ensuite son énergie dans la destruction de ses muscles. Il est donc nécessaire à ce moment-là de repenser la ration en augmentant le niveau de calories et de protéines.

Pour résumer, chez un cheval stressé le propriétaire doit être vigilant sur plusieurs points :

  • S’assurer que son cheval mange beaucoup de fourrages
  • Apporter en plus des fibres sous forme solubles (betterave, son de blé…)
  • Augmenter l’apport calorique en y ajoutant des lipides
  • Etre extrêmement vigilant sur les minéraux ajoutés car les demandes en magnésium, zinc, cuivre, sélénium, iode et chrome d’un organisme stressé sont élevées.
  • Assurer une couverture en vitamines A, E, C et B12 large pour améliorer la résistance au stress

Toutes ces mesures de soutien alimentaire à la gestion du stress ne doivent pas dédouaner le propriétaire d’une analyse fine des conditions de vie de son cheval. Le stress peut trouver son origine dans le surentrainement, le confinement, le manque de contacts sociaux, un emploi du temps trop aléatoire. La recherche, avec l’appui de votre vétérinaire, d’éventuels ulcères à l’estomac doit aussi faire partie de l’appui thérapeutique.

Sabrina PEYRILLE

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