LE PARTENAIRE 100% CHEVAL

Selle français de 8 ans au moment des débuts du déclenchement de son Headshaking. Ce cheval a débuté ses symptômes au printemps.

Selle français de 8 ans au moment des débuts du déclenchement de son Headshaking. Ce cheval a débuté ses symptômes au printemps en secouant sa tête principalement au pâturage.

Le Headshaking

Drôle de nom pour un syndrome beaucoup moins drôle pour les chevaux et leurs propriétaires.

Ce mot anglais signifie “secouement de la tête”, il est appelé “tic à l’encensé” en France, mais nous verrons que la cause du headshaking est souvent loin d’être comparable à un comportement de stéréotypie.

 

Manifestation du Headshaking:

Le headshaking se manifeste par de violents mouvements de tête totalement incontrôlés, le cheval se gratte/frotte le bout du nez sur n’importe quelle surface, souvent sur ses antérieurs ou bien une barrière et même sur son cavalier.  Le grattage paraît soulager le cheval mais ce n’est que momentané. Le cheval peut éternuer, s’ébrouer de façon intempestive mais aussi lever ses antérieurs pour se frapper le nez dans les cas les plus sévères.

Lorsque le cheval est en crise de headshaking, l’impression est celle “qu’il se prend des décharges électriques” et il  semble ne pas comprendre ce qui lui arrive.

Le headshaking est aggravé par l’énervement et l’excitation, par l’effort physique, par la lumière du soleil un peu trop vive, par le vent, la pluie et les insectes.

Un cheval atteint de headshaking peut encenser seulement lorsqu’il est monté, au pré, ou bien dans les deux cas.

Il n’est d’aucune utilité de punir ou de battre un cheval qui encense, le cheval n’est pas “vicieux” et ne le fait pas exprès, c’est un vrai syndrome que le cheval ne contrôle absolument pas. Suivant les stades de la crise et les périodes de l’année, certains chevaux ne peuvent pas être montés en raison de la violence de leurs symptômes.

Les causes du Headshaking:

Les causes sont multiples, le headshaking étant un symptôme, il n’est que la manifestation de la douleur du cheval. De nombreuses pathologies peuvent entraîner ce syndrome, voici une liste non exhaustive de pathologie:

  • Galle auriculaire
  • Otite interne
  • Paralysie vestibulaire et faciale associées
  • Trauma cervical
  • Troubles oculaires avec kystes iriens flottants
  • Mycose des poches gutturales
  • Rhinites allergiques
  • La photosensibilité (UV),
  • Les dégâts causés au nerf trijumeau

Donc lorsqu’on parle de headshaking, on ne parle que de l’expression de la douleur du cheval. Cette souffrance peut être causée par de nombreuses pathologies, aussi diverses que variées.

La première chose à faire lorsqu’un cheval manifeste ces symptômes, c’est de vérifier un certain nombre de choses dont:

  • les dents du cheval doivent être contrôlées par un technicien dentaire équin
  • le montrer à un ostéopathe pour vérifier que cela ne provient pas d’une douleur quelconque
  • l’adaptation de son matériel (selle, filet et mors)
  • le faire monter par un autre cavalier si le cheval “shake” lorsqu’il est monté, cela peut provenir d’une main instable ou trop dure.

Si tout est en ordre après ces vérifications, il est conseillé de tenir un journal de bord du headshaking du cheval afin de déterminer les causes les plus probables aux crises.  On y renseigne les éléments environnementaux (pollens, température, indice UV, pollution, météo, saisons) et les observations/séances. On peut ainsi dégager les éléments déclencheurs du headshaking et faire un point avec son vétérinaire.

 

Soins et traitements:

Lorsqu’on arrive à trouver la cause du headshaking (ce qui reste rare et compliqué), il n’existe pas forcément de traitement efficace pour soigner le cheval.

Toutefois, on peut soulager son cheval:

  •  par le port d’un masque anti-UV au près ou de lunettes anti-uv (selon l’étude de 1997 du Dr Madigan: 21 chevaux atteints sur 31 ont été diagnostiqués comme étant photo-sensibles)
 Protection oculaire équines anti-UV de la marque FoxProLineP

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  • par l’utilisation d’un nose-net au travail (pour son effet calmant)
  •  en le changeant d’environnement (dans le cas d’une cause allergique)
  • par des manipulations régulières d’ostéopathie (pour aider ses cervicales durement sollicitées)
  • Utilisation de la carbamazépine, molécule anti-convulsivante utilisée en
    première intention pour le traitement de la névralgie trigéminale chez l’homme, c’est pourquoi elle est utilisée dans certains cas chez le cheval atteint de headshaking dont le nerf trijumeaux semble être la cause du syndrome. Cette molécule est utilisée avec des résultats thérapeutiques très moyens, cela semble être du à un mauvais dosage chez le cheval, celui ci étant difficile à trouver suivant les individus.
  • Certains compléments alimentaires paraissent aussi avoir un résultat satisfaisant sur les crises comme par exemple le magnésium, il permet de préserver l’équilibre nerveux et musculaire, évite la fatigue et le stress. Des mélanges de plantes semblent efficaces chez certains chevaux dont l’encensement est de nature allergique et Printanière.
  • Il semble que certains chevaux soient soulagés après plusieurs séances de Shiatsu et/ou d’acupuncture.
  • La technique de l’equine breathing basé sur des exercices de respiration du cheval apporte également un soulagement à certains chevaux.

Nose net de la marque Equilibrium qui semble être le nose net le plus utilisé de par son efficacité.

 

Quelques données supplémentaires sur le headshaking:

  • Les quelques autopsies qui ont pu être réalisées sur des chevaux atteints ont montré que la structure du nerf trijumeau n’était pas endommagée. Donc, le headshaking serait causé par un dysfonctionnement biochimique du nerf trijumeau. Puisque certains sont atteints de headshaking saisonnier, il semblerait aussi que le nerf ne soit pas affecté de façon permanente et qu’il pourrait donc retourner à la normale.
  • Le headshaking peut apparaître à n’importe quel âge.
  • Le headshaking est présent dans tous les sexes mais près 85% des chevaux sont des hongres.
  • 64% des chevaux atteints de headshaking sont saisonniers.
  • Les hongres ont plus de risques d’avoir un headshaking saisonnier que les juments.
  • Le headshaking saisonnier est souvent empiré en cas de journée ensoleillée et amélioré en cas de pluie, la nuit ou à l’intérieur. Certains sont pires en cas de vent.
  • 50% des chevaux atteints ne présentent des symptômes qu’à l’effort.
  • Les chevaux en surpoids ont plus tendance à être atteints de headshaking.
  • Une période de repos, où le cheval n’est pas travaillé, peut « déclencher » le headshaking.
  • Certains chevaux « guéris » peuvent présenter de nouveau des symptômes suite à un choc électrique, comme sur une clôture électrique.

Au travers de cet article, nous avons pu voir que le syndrome du headshaking est un casse tête car les causes sont multiples, cependant un grand nombre de chevaux est soulagé par des petits gestes et astuces et peuvent ainsi reprendre une vie normale et une activité avec leurs propriétaires.

L’équipe Cheval-Partenaire

Sources: http://syndrome-headshaking.fr/a-propos/ 

http://revue.osteo4pattes.fr/spip.php?article80

Lien à consulter:

 http://www.equinebreathing.com/pdfs/62-headshaking-recuperation.pdf

http://www.equidiva.com/achat/cat-protections-oculaires-a-l-unite-1.html


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