23 avril 2019 / Santé

Le cheval et les nouvelles thérapies cellulaires

Dossier
La thérapie cellulaire chez le cheval

Depuis plusieurs années, la thérapie cellulaire attise la curiosité des scientifiques et chercheurs. Elle est basée sur l’utilisation de cellules souches dont les propriétés régénératrices jusqu’ici supposées et en cours d’exploration émerveillent : régénérer un tissu lésé sans laisser de trace, voilà une promesse qui fait rêver !

Ce domaine passionne particulièrement les vétérinaires équins ainsi que les propriétaires de chevaux, qui souhaitent améliorer la reprise sportive de leurs chevaux suite à des affections locomotrices. Les pathologies locomotrices sont les premières causes de contre-performance chez le cheval, elles occasionnent en outre gênes, raideurs et boiteries. Parmi elles, l’arthrose est la maladie articulaire la plus fréquente et le cartilage, qui est le premier atteint dans cette pathologie, ne se régénère pas ou très peu.

Cette nouvelle solution thérapeutique, proposant de régénérer ce tissu, a donc suscité un fort enthousiasme pour cette affection ce qui a conduit à une utilisation qui dépassait les preuves scientifiques alors insuffisantes il y a encore peu de temps. La recherche a néanmoins beaucoup évolué et le praticien est désormais en mesure de proposer cette option thérapeutique avec de réelles preuves d’efficacité et de sécurité.

Le rôle central du cartilage dans l’arthrose

Au cours du temps, le cartilage est progressivement endommagé par des microtraumatismes inhérents à la vie du cheval et à son exercice. Cela entraine une inflammation articulaire et un cercle vicieux de dégradation du cartilage. L’os, normalement recouvert par le cartilage articulaire, prolifère également de façon anarchique. C’est ce qu’on appelle l’arthrose ou affection dégénérative articulaire. Il s’agit d’une pathologie dont l’évolution est progressive, irréversible et qui peut être très douloureuse. A terme cela provoque une perte de fonction partielle du cartilage et de l’articulation occasionnant des boiteries.

Aucun traitement, jusqu’à présent, ne permettait de régénérer le cartilage et d’enrayer le processus.

Qu’est-ce qu’une cellule souche ?

Il s’agit du fleuron de la médecine régénérative, qui est une discipline scientifique innovante, permettant de réparer un tissu endommagé, en stimulant l’organisme lui-même, afin qu’il retrouve sa fonction initiale.

Les cellules souches sont capables de :

  • se multiplier,
  • se différencier en plusieurs types de cellules (osseuse, musculaire, cartilagineuse …) selon les facteurs de différenciation qu’elles reçoivent de leur environnement.

Elles peuvent être obtenues à partir de différentes sources sur un organisme adulte : tissu adipeux, moelle osseuse, tissu musculaire, sang etc. Cependant même si chaque source présente des avantages et des inconvénients, il paraît évident que la source la plus accessible est le sang, prélevé par simple prise de sang. Aujourd’hui seule cette source a été suffisamment étudiée pour permettre d’assurer une bonne qualité de produit, une sécurité d’emploi associée à l’efficacité de cette thérapie.

Il est possible de prédifférencier les cellules souches, c’est-à-dire d’amorcer la différenciation de ces dernières afin de les diriger vers un type cellulaire. Exemple : une cellule souche peut être prédifférenciée en cartilage, afin d’agir plus rapidement et de mieux se fixer sur le cartilage à qui elle ressemble déjà du fait de sa prédifférenciation.

Comment agissent les cellules touchent au niveau articulaire ?

Elles ont plusieurs actions :

  • anti-inflammatoire : elles rétablissent la santé de l’articulation pour favoriser la réparation du cartilage
  • activation des mécanismes : elles réduisent la dégradation des cellules cartilagineuses tout en augmentant la production des composants du cartilage

Traiter l’arthrose avec des cellules souches : une stratégie à long terme, à mettre en place précocement.

L’essence même de ce type de thérapie est de favoriser et amplifier la régénération cartilagineuse et articulaire : il s’agit des seuls traitements disponibles ayant cette fonction.

Elles permettent cette régénération à partir du cartilage articulaire encore présent dans l’articulation : il convient donc de les utiliser plutôt précocement avant que le cartilage ne soit complètement dégradé. N’attendez pas la dernière chance !

Pour qu’elles aient un intérêt, il est nécessaire de laisser le temps aux cellules souches d’agir. Elles permettent une régénération cartilagineuse à long terme pour préserver les articulations du cheval. Il est ainsi impératif de suivre le protocole de suivi et de reprise d’activité progressive que le vétérinaire recommande pour chaque cheval, afin d’obtenir des résultats durables.

Conclusion 

La thérapie cellulaire est le fruit de nombreuses recherches et études tant dans le domaine vétérinaire qu’en médecine humaine depuis 15-20 ans. Les premières cellules souches ont montré leur efficacité en médecine régénérative chez le cheval très récemment et ont été approuvées en tant que médicament vétérinaire en 2019. Ces traitements disponibles pour l’arthrose ne sont probablement qu’un début et il est à parier que ce domaine devrait proposer, dans un futur plus ou moins proche, des options thérapeutiques intéressantes pour diverses pathologies dégénératives.

Notre minute santé : https://www.dailymotion.com/video/x6yf3iv

Boehringer Ingelheim

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Deuxième acteur mondial de son secteur, Boehringer Ingelheim s’engage à améliorer le bien-être des animaux grâce à sa gamme de produits et services innovants, axés sur la prévention. Avec un chiffre d’affaires de 3,9 milliards d’euros et 10 000 employés dans le monde, la division santé animale de Boehringer Ingelheim est présente sur plus de 150 marchés.

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