LE PARTENAIRE 100% CHEVAL

Les règles de fonctionnement d’une prairie sont les mêmes quelle que soit l’espèce herbivore. Toutefois le comportement du cheval au pâturage est particulier avec une préférence pour l’herbe jeune. Adapter les choix dans la gestion des prairies et mettre en place certaines techniques permettent d’optimiser leur utilisation et leur rendement.

Conduite du pâturage

Il est important de bien valoriser toute l’herbe disponible en adaptant le chargement à la hauteur d’herbe disponible dans la parcelle. L’objectif est un pâturage limitant les zones de refus.

Pâturage tournant ou continu

Pour ce faire, adopter un pâturage tournant en subdivisant la surface offerte en 3 à 5 parcelles pâturées successivement par les animaux. Un retour sur une même parcelle doit se faire au bout de 25 à 30 jours au printemps et 30 à 35 jours en été. Ainsi, la pousse de l’herbe est augmentée et la gestion des refus facilitée. En absence de fertilisation, il faut compter de 40 à 50 ares par UGB au printemps, soit 2 à 5 chevaux par Ha selon la qualité et la densité de la prairie. (voir Pâturage tournant ou continu pour les prairies destinés aux chevaux). Les surfaces seront augmentées en été ou le nombre de chevaux réduit de 30 à 50% selon la sensibilité de la zone à la sècheresse.

Surpâturage

  • Les sorties quotidiennes des chevaux sur les prairies même lorsque les conditions de portance (capacité à supporter la pression des pieds de l’animal) sont limites, créent des zones de terre nues propices au développement de mauvaises herbes (ou adventices) telles que la renoncule (bouton d’or), l’agrostis stolinifère, le chardon, le rumex…
  • Eviter donc absolument le surpâturage pour ne pas dégrader les prairies : de plus, lorsque l’on râpe trop les prairies en conditions sèches et de chaleur, les repousses sont compromises, ce qui est pénalisant en situation de sècheresse et surtout qui peut se prolonger au retour des conditions climatiques plus favorables.
  • Il convient d’être très vigilant sur ce point avec les chevaux en ne les laissant pas pâturer trop ras et en leur offrant une nouvelle surface d’herbe dès que la hauteur de 3-4 cm est atteinte.
  • L’allongement de la période de pâturage n’est pas préconisé sur les prairies temporaires, sensibles au piétinement et dont la capacité de régénération au cours de l’hiver est moindre. Elle est souvent envisageable sur les prairies permanentes beaucoup plus denses avec des mas racinaires plus développés qui renforcent la portance.

Repos hivernal des parcelles

  • Un repos hivernal d’au moins deux mois des parcelles doit être respecté. Les plantes profitent de cette période pour reconstituer leurs réserves. Un pâturage trop important l’hiver épuise les réserves des graminées et les pieds des chevaux marquent au sol. L’action des vers de terre à cette période permet d’aérer le sol. Les parcelles doivent au préalable être pâturées ras, de façon homogène et les refus seront fauchés. Elles seront hersées si le sol présente des irrégularités et si les conditions de portance sont suffisantes pour le passage du tracteur. Pour le pâturage des parcelles en hiver, le repos sera reporté au printemps.
  • En hiver, regrouper si possible les animaux sur une parcelle d’hivernage ou sur une partie de parcelle que l’on sacrifie mais qui permettra aux autres surfaces de redémarrer plus tôt au printemps.

Auteur : G Fleurance, E. Doligez, P.Doligez
Mise à jour Juillet 2014

Retrouver plus d’informations sur http://www.haras-nationaux.fr/information/accueil-equipaedia/alimentation/prairies-et-paturage/gestion-des-prairies-pour-chevaux.html?L=0


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