LE PARTENAIRE 100% CHEVAL

 

 

Qui n’a pas déjà donné un bout de pain à un cheval en bord de pré ou assisté à ce genre de comportement ? Il est essentiel d’expliquer à ces sympathiques personnes les conséquences de ce geste qui part toujours d’un bon sentiment mais qui se revèle être souvent dangereux pour la santé du cheval.

Le cheval est un animal très gourmand et il acceptera sans rechigner ou presque toutes les offrandes alimentaires que les gens vont lui présenter et ce autant de fois que de gentils promeneurs se présenteront à lui dans la journée, cela ne signifie pas pour autant que ces divers aliments sont bons pour eux.

Le cheval possède un système digestif fragile qu’il faut au maximum protéger en évitant de le perturber au risque de lui provoquer de graves problèmes de santé mettant sa vie en danger.

De plus ce n’est pas parce que des chevaux sont seuls dans leurs près qu’ils n’ont pas un propriétaire qui vient les nourrir et prendre soin d’eux chaque jour, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas beaucoup d’herbe ou pas de foin dans leurs prés qu’ils meurent de faim et que l’on peut se permettre de leur donner à manger.

Certains chevaux sont malades et doivent respecter un régime alimentaire strict pour leur éviter par exemple de prendre du poids ou parce qu’ils sont intolérants à l’amidon (amidon que l’on retrouve dans le pain) etc. Rappelons qu’un cheval à qui l’on voit les côtes n’est pas forcément affamé mais peut-être malade ou vieux et doit suivre un régime adapté lié à son état de santé ou à son âge.

De même le petit poney rondouillard, tout mignon qui semble nous implorer quelques petites bouchées doit lui aussi avoir un régime strict mis en place par son propriétaire et le vétérinaire pour lui éviter une crise très douloureuse de fourbure qui peut aussi lui être fatale.

Voyons ensemble quelques aliments régulièrement donnés aux chevaux par des promeneurs et qui se révèlent être dangereux pour eux :

  • L’aliment le plus distribué par les promeneurs est sans nul doute le pain ! Le pain s’il n’est pas donné TRÈS DUR et SEC peut provoquer une obstruction oesophagienne  pouvant entraîner la mort du cheval s’il n’est pas traité immédiatement. Le pain moisi est aussi proscrit car il peut provoquer un important inconfort digestif entrainant des coliques pouvant elles aussi être mortelles si non traitées immédiatement.
  • Les épluchures de légumes sont souvent retrouvées dans les prés des chevaux…pour rappel nos chevaux ne sont ni des poules, ni des cochons ! Le risque de colique est possible avec ce genre d’aliment.
  • Les déchets de tonte de gazon sont tout particulièrement dangereux et nombre de personnes les déversent dans les prés des chevaux, pensant faire une bonne action ! Les déchets de tonte sont très dangereux car ils fermentent et peuvent provoquer de graves coliques chez les chevaux, de plus il est possible qu’il y ait dans ces déchets des plantes toxiques pour les chevaux !
  • La pomme est un aliment qui doit toujours être donné coupée en morceaux pour éviter au cheval une obstruction œsophagienne que l’on appelle aussi « empommage ». Des désordres digestifs sont possibles si la pomme est donnée en trop grandes quantités.
  • La carotte doit être coupée en deux ou en bâton (frite) et jamais en rondelle car elle peut dans ce cas provoquer une obstruction œsophagienne.
  • Cas plus rares mais qui malheureusement existent, les viennoiseries… Ne jamais donner des croissants, des chocolatines ou tout autre viennoiserie très dangereuse pour nos équidés car inadaptés aux système digestif du cheval et elles peuvent provoquer une obstruction œsophagienne.

Le plus raisonnable est de s’abstenir de nourrir les chevaux que l’on croise au détour d’une promenade et de se contenter d’une caresse qui elle ne mettra jamais leur vie en danger.

De plus, pensez aux frais vétérinaires énormes que le propriétaire du cheval devra payer si par malheur le cheval est malade suite à l’ingestion d’aliments que vous lui aurez donnés ! Pour exemple, soigner une colique peut se chiffrer à plusieurs milliers d’euros pour sauver le cheval, sans parler de sa douleur, du stress et de la peine de son propriétaire si son cheval ne peut être sauvé.

Ne vous dites plus que ces 2 ou 3 petits morceaux de pain donnés ne changeront rien à l’état du cheval mais dites-vous plutôt que vos 2 ou 3 malheureux morceaux de pain s’ajoutent à tous ceux déjà donnés par d’autres promeneurs comme vous, alors si vous les aimez, respectez ce principe de précaution !


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