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L’achat d’une selle est une étape importante, demandant réflexion. Bien-être, santé, performance… Si cette dernière doit être adaptée au couple cheval/cavalier, le confort de l’animal reste la priorité. Comment faire son choix ? Voici quelques règles d’or pour éviter de se tromper.

1) Regarder le cheval sans selle

Commencez par étudier la morphologie du cheval pour définir le type de selle susceptible de lui correspondre : largeur d’épaules, profondeur de garrot, forme et musculature de la ligne du dos… Vérifiez aussi la sensibilité du dos au toucher. Dans ce cas, le choix de la selle aura d’autant plus d’importance. Enfin, pensez à soulever l’un des antérieurs à l’arrêt (comme le cheval le ferait pour sauter) afin d’observer le fonctionnement de l’avant-main. Certaines morphologies justifieront parfois le sur-mesure.

2) Regarder la selle sur le cheval

Vous avez maintenant une selle en vue. Le premier réflexe à avoir est de la poser et de l’observer sur le dos du cheval, à l’arrêt, sans tapis. Elle doit se placer dans la zone où les vertèbres sont très rigides, c’est-à-dire sans dépasser la pointe des scapulas à l’avant et la 18ème côte à l’arrière. 

Le but est de ne pas comprimer les scapulas, au risque de gêner le mouvement des épaules, et de de ne pas appuyer sur les vertèbres lombaires, beaucoup plus souples. 

Voici quelques repères pour voir si la selle convient, l’objectif étant de maximiser le confort et d’optimiser le fonctionnement du cheval :

Equilibre avant/arrière – pommeau et troussequin à peu près au même niveau, étrivières tombant à la verticale ;

Ouverture d’arcade suffisante pour ne pas comprimer les scapulas, mais pas trop large pour éviter que la selle bascule vers l’avant avec le poids du cavalier ;

Minimum 3-4 doigts entre l’ouverture d’arcade et le garrot pour laisser une certaine liberté de mouvement à ce dernier ;

Environ 3-4 doigts de largeur de gouttière (jour visible entre le dos et la selle).

3) L’essayer à cheval

L’essai monté est fondamental, et l’essayage commence par un bon sellage. Proscrivez les amortisseurs trop épais (type gel, mouton…). Un tapis épais (ou tapis fin + amortisseur fin type feutre) suffit et vous permettra de mieux ressentir ce qui se passe sous la selle. Inutile de trop avancer cette dernière sur le garrot : vous devez pouvoir compter la largeur d’une main entre la pointe du coude et la sangle. 

Attention aussi au sanglage ! Mieux vaut commencer sans être trop sanglé pour laisser à la selle le temps de se mettre en place toute seule et ressangler après.

La bonne selle ? C’est avant tout celle que l’on oublie, qui offre du confort au couple cheval/cavalier et optimise leur fonctionnement. En bref, elle laisse transparaître un sentiment de facilité, alliant stabilité, décontraction et efficacité. 

 

Par Nelly Genoux, Ifce

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