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Tout le monde y gagne ! Observer attentivement son cheval permet d’adapter ses gestes.

Le pansage est une pratique de base, à laquelle peu de cavaliers sont sensibilisés. Or, parce qu’elle est répétée très fréquemment, cette pratique est loin d’être anodine pour la sécurité du cavalier, le bien-être du cheval et la qualité de leur relation. 

Inconfort du cheval au pansage : la sécurité des cavaliers impactée

Au pansage, une récente étude  a montré que 50% des chevaux présentent des signes d’inconfort (menaces, forte contraction du ventre ou du dos), contre seuls 5% des signes positifs (décontraction, grooming …).

Les chevaux effectuent en moyenne 7 défenses par séance de pansage comme des morsures ou des coups de pieds. Cela traduit  un ressenti émotionnel très négatif de cette pratique, avec un impact sur leur bien-être général et leur relation avec l’homme.

Dans cette étude, un nombre significatif d’incidents (dents ou  sabots passant à moins de 10 cm de la tête du cavalier) a aussi été observé. Bien souvent, les cavaliers ne se sont pas rendu compte de ce qui venait de se passer. Certains cavaliers ont déjà adopté une pratique de pansage adaptée mais ces chiffres montrent qu’il reste une forte marge de progrès.

Les clés d’un bon pansage

Observer attentivement son cheval permet d’adapter ses gestes. Trouver les zones où il apprécie d’être brossé permet de favoriser un maximum de comportements positifs (grooming, relaxation, expression faciale positive) et un minimum de comportements négatifs.

Chez la plupart des chevaux, il est très simple d’induire ces comportements.

• lorsque le cheval commence à manifester des signes de confort, insister sur cette zone, en trouvant l’intensité de brossage qui lui convient le mieux. 

• lorsque le cheval commence à manifester des signes d’inconfort, il faut au contraire diminuer la pression.

La séance de pansage idéale devrait consister à prendre quelques minutes pour nettoyer l’ensemble du corps du cheval en veillant à n’induire aucun comportement négatif, puis à garder du temps pour masser ses zones préférentielles, dans l’unique but de lui apporter du confort.

 

Les bénéfices d’un pansage respectueux du bien-être

Un bon pansage permet d’améliorer la relation homme-cheval. Le bien-être global du cheval est augmenté par un effet d’accumulation. Des effets sur le taux d’ocytocine ou le rythme cardiaque du cheval sont observés. Cela facilite les interventions ultérieures, y compris celles désagréables pour le cheval, comme les prises de sang.

Pour le cavalier, une bonne pratique permet de diminuer le nombre de défenses. Cela réduit le risque de recevoir un coup de pied ou de se faire mordre. De plus, être attentif à son cheval permet d’anticiper ses réactions et limite les risques d’accidents.

Léa Lansade – Inra, Ifce