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Les vers et les larves sont des parasites qui se développent dans l’organisme des chevaux. Il est normal que votre cheval ait des parasites mais ils peuvent devenir dangereux pour sa santé si ils sont trop nombreux et non traités avec attention.

  • 90% des parasites sont éradiqués par les vermifuges.
  • 99% des formes parasitaires des vers sont issus du milieu extérieur et 1% dans le tube digestif du cheval.
  • Selon le climat, 5% des vers survivent à l’hiver.
  • Un cheval peut excréter jusqu’à 15 millions d’oeufs par crottin et il peut héberger jusqu’à
  • 1,4 millions de vers lors d’infestation importante.

Attention, la vermifugation ne doit pas être systématique. Les coprologies peuvent permettre une vermifugation raisonnée. Discutez-en avec votre vétérinaire.

Plusieurs types de « pique assiette » existent comme les Strongles, les Cestodes (Ténia), les Oxyuroses allant du vers rond, au vers plat ou encore à la mouche qui pond des oeufs sur le pelage du cheval! Chaque type de parasite est lié à  la saison mais aussi à l’environnement, à la nature des sols ou encore à  l’entretien des pâtures.  A noter que les parasites deviennent de plus en plus résistants !

Tout au long de l’année

  • Les Strongles : ce sont les plus communs, présents tout au long de l’année surtout dans le sud-ouest où le climat est doux et humide. Ils affectent les équidés de tout âge, ce sont des vers ronds qui se logent dans le gros intestin du cheval. Les Strongles se divisent en deux catégories, les grands Strongles dont la taille varie de 3 à 5,5 cm et les petits Strongles ou Cyathostomes (vers enkystés). Les larves sont souvent enkystées dans la paroi de l’intestin.

Ces parasites affaiblissent le cheval et peuvent déclencher des anévrismes pouvant être mortels (hémorragie interne) mais aussi des diarrhées, des coliques sévères, des toux (bronchite) ou un état anémié (fatigue, amaigrissement). Le cheval peut présenter des poils piqués « hirsutes ».

Photo : Petits strongles

  • Les Dictyocaules ou Strongles respiratoires : c’est une affection qui peut apparaître lors de la cohabitation avec des ânes. Les oeufs embryons ou petites larves sont évacués par les excréments ou par la toux. Des troubles respiratoires en découlent : toux, bronchite, pneumonie chronique.

Aux beaux jours

L’Oxyurose fait son apparition ! C’est un vers rond blanchâtre allant de 5 à 10 cm.

Il migre vers l’anus du cheval et pond en grande quantité des oeufs. Ces parasites vivent difficilement en extérieur, de ce fait l’Oxyurose est souvent rencontrée chez les chevaux entretenus aux écuries. Un cheval atteint de ce parasite se gratte au niveau de la queue, ce qui amène  des dépilations ou des plaies facilement visibles.

Une bonne hygiène des écuries, des abreuvoirs et des mangeoires permet de bien diminuer le risque de l’Oxyurose.

  • Les Habromènes : le cheval s’infeste au niveau des commissures des lèvres, des naseaux ou des yeux  par contact d’une mouche contaminée. Généralement, le cheval infesté a une baisse d’appétit, des plaies bourgeonnantes, des complications gastriques, des coliques ou des conjonctivites.
  • Les Onchocerques : parasites transmis par les moucherons ou les moustiques. Présents surtout dans les zones humides et marécageuses
  • Les Ascaris: protégez votre poulain ou votre jeune cheval des Ascaris. Leurs oeufs sont très résistants et ils peuvent perdurer longtemps dans les pâtures. Les Ascaris peuvent pondre jusqu’à 200 000 oeufs par jour ! Ce sont souvent les poulains nés dans les années précédentes qui infestent les prés par leurs crottins. Ce parasite peut provoquer des retards de croissance, des poils piqués, des diarrhées ou encore des lésions pulmonaires déclenchant des toux. Cette parasitose est à prendre au sérieux !

Printemps, été, automne

  • Les Tricostrongles : ces vers sont souvent transmis par les ruminants infestés qui partagent les mêmes pâtures (bovins, caprins, ovins, porcins…). L’équidé peut présenter des troubles de comportement alimentaire ou des diarrhées chez le poulain.
  • Les Cestodes ou Ténias : l’infestation peut commencer dès le Printemps. C’est dans les crottins du cheval que les vers adultes libèrent les oeufs qui sont à leur tour ingérés par des acariens qui vivent au sol dans les prés. C’est en ingérant les acariens que le cheval se parasite. Les larves infestantes deviennent des Cestodes adultes en 6 à 10 semaines et se logent dans l’intestin du cheval. Ainsi, la quantité de vers peut varier de 1 à 1000 par cheval. Ces parasites peuvent déclencher des coliques mais aussi un amaigrissement ou une perforation intestinale.
  • Les Trématodes « Douve du foie ou grande Douve »

Elle est plus connue chez les ruminants surtout le mouton et touche très rarement l’équidé.  Ce parasite est plus répandu dans les régions humides.

Le cheval infesté n’a souvent aucun symptôme  sauf dans des cas avancés où on notera un poil piqué, un mauvais état général, une baisse de forme, des alternances de diarrhée et de constipation, des coliques légères.

  • Les larves de Gastérophiles ou Oestres, parasites rougeâtres d’environ 2 cm. La mouche pond ses oeufs tels de petits points jaunes sur le poil du cheval. De ce fait, lorsque le cheval se gratte, il favorise l’éclosion des oeufs, les larves migrent vers la bouche et s’installent généralement dans l’estomac du cheval. Ces parasites peuvent provoquer plus généralement des coliques ou encore des diarrhées.

En hiver

Le Strongyloide ou Anguillure  est un prédateur du très jeune poulain qui n’a pas encore toutes ses défenses immunitaires.  Petit vers rond qui va se loger dans le lait maternel ou dans  l’herbe. Ces larves peuvent rester très longtemps dans les tissus maternels et migrer vers la mamelle. Le Strongyloïde peut causer des retard de croissance ou des diarrhées le plus souvent sans état fébrile.

Quelles sont les facteurs de prévention?

Pensez à regarder les crottins. N’oubliez pas que c’est un excellent indicateur de bonne santé ! Cependant, certains vers ne sont pas visibles dans les crottins! L’idéal est d’avoir entre 1 et 1,5 hectare par cheval, de laisser reposer les pâtures, de herser et de broyer par temps sec et de vermifuger 2 à 5 fois par an en fonction de la saison et de la qualité du terrain.

Tout nouvel arrivant devrait logiquement être vermifugé avant de partager un paddock avec d’autres confrères. Le vermifuge doit aussi être administré en fonction du poids, de l’âge et de l’état pathologique du cheval. Par exemple, il est conseillé de vermifuger un poulain tous les mois jusqu’à ses un an.

Le traitement des vers enkystés (petits Strongles) devrait se faire une fois par an et le Ténia deux fois par an.

Vermifuger n’est pas anodin, si vous avez un doute sur une éventuelle infection parasitaire de votre équidé, n’hésitez pas à faire appel à votre vétérinaire qui vous guidera vers les bons vermifuges en fonction de votre cheval. Une analyse sanguine ou une coprologie (analyse des crottins)  peuvent aider au diagnostic. Attention aussi au dérèglement climatique qui peut jouer sur l’évolution des parasites !

Choix des vermifuges en fonction de la saison – Demander l’avis à votre vétérinaire (attention aux jeunes poulain, juments gestantes, chevaux à problème respiratoires). Il est possible d’alterner aussi avec des vermifuges naturels.

Les molécules tout au long de l’année

  • Mars/Avril/Mai/Juin/Juillet/Août : Pamoate de pyrantel ou Moxidectine, Mebendazole ou Fenbendazole, Praziquantel, Ivermectine ou Moxidectine
  • Sept/Oct/Novembre : Pamoate de pyrantel ou Moxidectine, Ivermectine
  • Déc/Janv/Février : Fenbendazole ou Moxidectine ou Ivermectine, Praziquantel, Pamoate de pyrantel

L’équipe Cheval-Partenaire