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S’il est bien une chose que les propriétaires de chevaux redoutent, c’est la fracture !

La fracture a une connotation dramatique mais la médecine vétérinaire et la chirurgie ont fait de très gros progrès ces dernières années permettant ainsi à de nombreux équidés d’être soignés dans les meilleures conditions, de retrouver une bonne mobilité mais surtout d’être sauvés !

Les causes des fractures 

Très souvent, les fractures sont dues à des coups de pied donnés par un autre cheval, un mauvais mouvement, une chute au pré ou au paddock, à l’accumulation de contraintes sur l’os lors d’épreuves sportives (fractures de fatigue) notamment chez les chevaux de courses, ou bien accidentellement chez le poulain, par écrasement d’un membre par la mère.

Reconnaître les signes d’une fracture

Le premier signe de la fracture est la boiterie qui apparait brutalement à la suite d’un effort intense, d’une chute ou d’un choc. La zone concernée est chaude et douloureuse.
 Il existe des fractures très discrètes se manifestant par une boiterie intermittente comme par exemple les fractures du pied (phalanges) où seule une radiographie permet de détecter le trait de fracture. Dans la plupart des cas, les fractures du cheval se situent aux membres et dans ce cas elles sont assez évidentes à voir puisque l’endroit fracturé subit une déformation et un œdème.

Comment réagir ?

En cas de suspicion de fracture, il ne faut surtout pas déplacer le cheval afin d’éviter une souffrance supplémentaire qui aggraverait le problème et pourrait la transformer en fracture ouverte. Le plus urgent est d’appeler le vétérinaire et lui seul vous donnera la conduite à tenir (immobilisation, antalgique etc.) en attendant son arrivée.

Une fois sur place, le vétérinaire effectuera des radios pour poser son diagnostic puis immobilisera le membre fracturé du cheval après l’avoir soulagé à l’aide d’antalgique fort.

Conseils importants pour le transport d’un cheval avec un membre fracturé vers une clinique équine 

– Le cheval est transporté vers une clinique équine seulement après l’immobilisation du membre fracturé par le vétérinaire.

Dans le cas de transport en camion :

– Chargez le cheval tête vers l’arrière dans le véhicule si la fracture concerne un antérieur.

– Chargez le cheval tête vers l’avant si la fracture concerne un postérieur.

Dans le cas d’un transport en van, l’idéal est d’utiliser un van avec pont avant pour faciliter la sortie du cheval et éviter les reculés.

Pourquoi certaines fractures sont-elles graves ?

Le cheval est un animal qui pèse entre 400 et 600 kg, la fracture en elle-même n’est pas grave, ce qui pose problème, c’est l’immobilisation du membre qui est contraignante.  En effet, le cheval blessé va s’appuyer sur le membre opposé au membre fracturé provoquant ainsi une fourbure de compensation ce qui est très douloureux et compromet le pronostic vital du cheval puisque à ce stade le vétérinaire peut décider d’euthanasier l’animal.

Heureusement certaines fractures simples se soignent facilement, cela dépend si la fracture est horizontale ou articulaire, dans ces cas-là, il est difficile de soigner la fracture car il n’est pas certain que l’immobilisation du cheval fonctionne parfaitement jusqu’à totale guérison de la fracture. Imaginons un os cassé à plusieurs endroits qui nécessite une intervention chirurgicale, la cicatrisation et l’immobilisation du membre devient délicate, longue et imparfaite ce qui entraînera indéniablement des séquelles plus ou moins importantes sur la locomotion du cheval.

Aujourd’hui, l’évolution de la chirurgie de traitement des fractures s’est nettement améliorée même si ce type de pathologie reste grave et peut malheureusement aller jusqu’à l’euthanasie du cheval. En effet, il existe de nouvelles techniques chirurgicales qui peuvent sauver le cheval suivant le type de facture.

Quels sont les types d’os de l’équidé ?

Les os plats : omoplate, bassin, …

Les os longs : humérus, péroné, …

Les os courts : carpe, vertèbres, tarse …

Quelles sont les différents types de fractures ?

Fracture complète : os fracturé dans toute sa largeur.

Fracture incomplète : os brisé partiellement.

Fracture simple : os cassé en 2 fragments.

Fracture comminutive : os cassé en plusieurs fragments.

Fracture compliquée : la fracture se situe près d’une zone délicate, par exemple une fracture vertébrale provoquant une lésion de la moelle épinière.

Fracture articulaire : La fracture se situe à l’extrémité d’un os qui est en relation avec un autre os, ce qui touche une zone articulaire.

Fracture ouverte : en plus de la cassure de l’os, on observe une déchirure de la peau avec la fracture de l’os vers l’extérieur source d’infection supplémentaire.

Fracture des cartilages de croissance : cela concerne les jeunes équidés dont la croissance n’est pas terminée.

Fractures du jarret et du carpe : Ce type de fracture concerne le plus souvent les chevaux de course. Une arthroscopie peut être nécessaire, c’est à dire la pose d’une ou deux vis.

Fractures des phalanges et du canon : Fréquentes chez le cheval réalisant un travail intensif lié au choc du membre sur le sol ou tout simplement lors de la mise au paddock dans le cas où les chevaux peuvent se taper entre eux.

Fracture du coude : Les fractures du coude sont fréquentes et concernent très souvent les chevaux au pré. Une chirurgie est dans ce cas souvent pratiquée avec l’insertion d’une plaque pour rétablir le support du coude.

Fracture du Fémur, Tibia, Fémur, Humérus… : Ces fractures peuvent s’avérer compliquées à soigner. L’immobilisation est difficile et l’utilisation d’un hamac est souvent utilisée. Le cheval doit rester calme et son poids est aussi un facteur important à prendre en compte.

Fracture de la mâchoire et de la tête : Ce type de fracture concerne l’arcade sourcilière, les sinus ou encore la mâchoire. Dans certains cas, la mise en place de plaques peut s’avérer nécessaire.

La durée du traitement d’une fracture

Le traitement lié à une fracture est souvent long (plusieurs mois) et coûteux.

Chaque fracture est différente et la réussite du traitement dépend de plusieurs facteurs :

  • L’endroit et le type de la fracture
  • Les soins prodigués dès l’accident
  • Le poids du cheval
  • Le tempérament du cheval
  • Le mode d’immobilisation du cheval

Les fractures situées au-dessus du genou ou du jarret sont compliquées à soigner car il faut immobiliser le membre efficacement afin d’éviter des séquelles permanentes.

Les fractures situées à l’extrémité d’un membre sont plus simples à soigner et à immobiliser.

De même, les membres postérieurs sont plus compliqués à gérer que les membres antérieurs.

Les jeunes chevaux cicatrisent plus facilement que les chevaux âgés. Si le cheval a un tempérament calme, il aura plus de chance d’être bien immobilisé et de bien rétablir son membre fracturé. L’immobilisation est un critère très important puisque le cheval est un animal qui vit debout et non couché, si l’utilisation du harnais n’est pas possible selon le type de fracture ou le comportement du cheval, l’équidé met dans ce cas tout son poids sur le membre malade.

En fonction de la gravité de la fracture, le diagnostic appelle différents modes d’immobilisation 

L’immobilisation de la fracture est donc primordiale afin d’assurer une cicatrisation totale et parfaite. S’il s’agit d’un membre, le cheval doit pouvoir s’appuyer sur son membre malade sans pour autant avoir mal ou risquer de faire bouger la fracture et sans que cela nuise aux membres opposés.
 Afin d’éviter une fourbure, il faut permettre au cheval de s’appuyer rapidement sur son membre fracturé.

Quelles sont les complications liées à une fracture ?

– La fourbure de compensation si le cheval reporte tout son poids sur le membre opposé à la fracture.

– L’atteinte de zones articulaires, des zones nerveuses créant une pathologie secondaire à la fracture.

– Des implants défaillants (plaques, broches ou vis).

– Des problèmes d’immobilisation et de vascularisation peuvent retarder la cicatrisation.

– Une infection de l’os appelée Ostéomyélite, souvent dans le cas d’une fracture ouverte.

– Des escarres liés à la compression du membre.

– Des cassures du plâtre ou des infections sous le plâtre.

– La solidité de l’os qui est fragilisée

– L’arthrose

Convalescence après la chirurgie de la fracture et/ou l’immobilisation du membre

Le cheval doit rester au box pendant une durée relativement longue. Dans certains cas, l’utilisation d’un harnais de levage peut être utile selon le comportement du cheval afin d’éviter une fourbure de compensation ou d’empêcher le cheval de se coucher au risque d’abîmer la fracture lorsqu’il se relève.

Le prix d’une chirurgie de fracture est relativement élevé et réfléchir à la possibilité de souscrire à une complémentaire santé pour son cheval est une solution pour nous aider à sauver notre cheval.

Un grand merci à la médecine vétérinaire pour les incroyables progrès qu’elle a fait pour la prise en charge des fractures chez le cheval.

L’équipe Cheval partenaire