LE PARTENAIRE 100% CHEVAL

Après de longues années à l’académie équestre de Versailles auprès de Bartabas et de l’entraineur et cavalier olympique Carlos Pinto, Jeanne LINGUINOU prend le temps d’apprendre et de se perfectionner avant de mettre à profit ses acquis en Gironde et partout en France.

Ecuyère, spécialisée dans le domaine du dressage, Jeanne Linguinou est une jeune femme perfectionniste, pleine de vie et d’entrain. Son expérience auprès de Bartabas et dans les diverses écuries de dressage lui ont permis de travailler de nombreux chevaux. « Nous avons souvent tendance à brûler les étapes avec notre cheval afin d’atteindre les objectifs qu’on s’est fixés » explique Jeanne Linguinou.

« Chaque cavalier tend vers la perfection, avoir un cheval parfait, élégant, droit dans son attitude, avec une allure régulière ou sautant de plus en plus haut. Le dressage est la discipline mère en équitation visant à développer la relation cavalier-cheval que ce soit lors d’une balade, d’un trec ou d’un parcours de sauts d’obstacles. Nous avons obligatoirement une influence sur le fonctionnement de notre cheval. Légèreté, décontraction, impulsion et amour de notre cheval sont essentiels pour atteindre cet « art » équestre. Une bonne attitude permet au cheval d’être dans l’impulsion, ce qui permet de contrôler son équilibre et sa direction ». Bien connaître son cheval pour établir un lien de confiance Prendre le temps, même sur de courtes périodes de travailler son cheval permet de l’amener à de nouvelles sensations et à une finesse de plus en plus juste. Chaque cheval étant différent, il faut adapter les exercices et les séquences de travail selon son niveau, ce qui amène à un dressage plus ou moins long. Tout est une question de sensibilité et de connaissance que l’on doit adapter en fonction du cheval. Il faut faire corps avec son cheval, ne pas lui imposer les exercices par la force et lui donner envie de les faire. L’important est de finir sur un exercice bien exécuté. On affine le contact, ce qui amène le cheval à avoir confiance dans la main. Un contact léger, stable et juste va relier tout le reste du corps du cheval : dos, membres, encolure…

Réussir à avoir son cheval léger à la main et aux jambes a des conséquences sur notre équilibre et celui de notre cheval : les mains, l’assiette, les jambes, la finesse des aides sont autant de paramètres à prendre en compte. « L’âme du dressage » insiste Jeanne Linguinou « est de bien valider chaque étape avant de passer à la suivante. C’est un travail de répétition qui amène à de réelles sensations et qui nous permet d’ avancer beaucoup plus vite dans les multiples disciplines. Le cavalier tient un rôle très important dans la gestion de son cheval. Il doit savoir se remettre en question, se concentrer, être patient, refaire des exercices, affiner de multiples détails pour avoir un résultat qui amène à une osmose avec son cheval. Prendre le temps de travailler son cheval sur le plat, c’est l’amener à bien comprendre ce qu’on lui demande tout en le musclant sans brûler les différentes étapes. Une étape acquise permet d’accéder à la suivante. Le cheval est un animal très généreux dont il faut savoir fixer les limites. On met des jambes, on relâche quand il le faut, on le maintient sur une ligne droite, on essaie de le garder régulier dans ses allures, on le félicite, etc… »

Maîtriser l’énergie du cheval pour trouver le bon équilibre L’attitude mise en valeur par la cadence et par un rythme contrôlé sont les bases principales suivies par la souplesse, le contact, la propulsion et l’impulsion. Le cavalier se doit de maîtriser l’énergie acquise ou innée du cheval qui provoque la régularité de son allure. L’équilibre et la rectitude permettent à notre cheval de se propulser vers l’avant sans sortir

les épaules à droite ou à gauche que ce soit en ligne droite ou sur un cercle. Il est primordial d’être très vigilant sur la justesse d’attitude dans le travail et attentif au choix d’une allure et d’une vitesse appropriées. Le rassembler est l’attitude du cheval en équilibre, prêt à déplacer sa masse dans n’importe quelle direction ou susceptible de travailler tantôt sur des bases longues, tantôt sur des bases courtes. A l’engagement des postérieurs correspond l’abaissement des hanches et le relèvement de l’avant main, avec l‘élévation de l’encolure dans la position du ramener. Jeanne Linguinou travaille sur la finesse des détails du dressage et s’adapte au cavalier et au cheval en

fonction de ses possibilités, de ses envies et de ses objectifs. La motivation et la régularité du cavalier sont la clé de la réussite. « Un cours individuel avec Jeanne Linguinou est un vrai bonheur » affirme Sophie Cronier. « Jeanne est très claire dans ses explications. Elle m’équipe d’une oreillette qui est un excellent outil pour bénéficier de tous ses conseils en temps réel. Cela me permet de rester concentrée dans mon travail. J’ai de nouvelles sensations avec mon cheval et ça m’aide énormément en saut d’obstacle »

Un bon dressage ne doit pas forcer le cheval La technique du dressage a d’abord été utilisée par les militaires pour pouvoir réagir au plus vite en temps de guerre avec des chevaux maniables et réactifs. Un petit coup de pouce en dressage pendant quelques séances peut très souvent nous débloquer et nous amène à de nouvelles sensations. Dresser un cheval ne signifie pas le forcer mais lui permettre de « s’élever ». Ce sont des petits réglages qui permettent de contrôler les épaules, la direction, de garder la propulsion, l’équilibre, la foulée et amener à des bases très solides qu’on utilise dans n’importe quelle discipline équestre. C’est un long travail qui fait gagner énormémentde temps et nous procure de belles sensations dans un confort maximal pour notre cheval.

L´âme du dressage est de bien valider chaque étape avant de passer à la suivante Retrouvez Jeanne Linguinou sur www.jeannelinguinou.com