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La ferrure du cheval


L’origine de la ferrure chez le cheval remonte au grec, Xénophon mentionne déjà dans ses écrits l’embatai qui est une pièce de cuir lacée servant à protéger les pieds des chevaux sur terrains abrasifs. Vers 330 av. J-C, les opérations militaires de la cavalerie d’Alexandre Legrand ont dû être interrompues pour permettre à la corne des sabots des chevaux de repousser. Mais ce sont les Romains qui ont inventé le premier « fer », il s’agissait d’une pièce de métal recouvrant la corne et remontant en partie sur le sabot et maintenue par des lacets en cuir. Depuis la nuit des temps, l’homme a dû protéger les sabots des chevaux pour ainsi les utiliser à la guerre comme au travail.

Détaillons ensemble plusieurs aspects de la ferrure chez le cheval.

 

VIDÉO

Technique:

Il existe deux méthodes pour ferrer :

  • La ferrure à chaud qui permet de travailler le fer chauffé pour l’ajuster au mieux à la forme du pied du cheval. La corne n’étant pas innervée et encore moins vascularisée, le fer chaud peut-être posé sur le pied quelques secondes pour régler l’ajustement de celui-ci puis travaillé par le maréchal ferrant pour un ajustement parfait avant d’être refroidi dans un seau d’eau afin de le  poser sur le pied du cheval.
  • La ferrure à froid est généralement réservée à certains fers qui ne permettent pas d’être appliqués à chaud ou pour certains chevaux qui réagissent mal à la chaleur et à la fumée dégagée lors d’une ferrure à chaud. C’est une ferrure qui demande un parage extrêmement soigné pour que le fer soit bien d’aplomb.
Description visuel d'un fer à  cheval. Source photo: http://www.ikonet.com

Description visuel d’un fer à cheval.
Source photo: http://www.ikonet.com

 

Choix de la ferrure:

Le maréchal ferrant choisit la ferrure en fonction du cheval, de son âge, de son mode de vie (box ou pré avec prise en compte de l’état des terrains), de sa discipline, de la forme de son pied mais également en fonction des diverses recommandations du vétérinaire dans le cas de pathologies du pied. Pour cela, le maréchal observe attentivement les pieds et les aplombs du cheval. Sa formation lui permet de repérer d’éventuels problèmes d’aplombs. En plus du vétérinaire, le maréchal collabore dans certains cas avec les ostéopathes afin de trouver la meilleure ferrure.

Le ferrage:

Le cheval est attaché de façon à garantir sa sécurité et aussi celle du maréchal.

Attention:  ne jamais attacher votre cheval avec un licol éthologique lorsque vous le faites ferrer ou parer. Utilisez un licol qui puisse casser dans le cas où le cheval « tire au renard ».

Avant de ferrer, le maréchal ferrant procède au parage des pieds du cheval, cela signifie qu’il enlève la corne excédentaire et rectifie l’aplomb. Une fois cette étape passée, il travaille les fers en fonction des pieds, des défauts et des aplombs puis une fois travaillé, il broche les fers sur les pieds du cheval, c’est-à-dire qu’il fixe les ferres sous les pieds à l’aide de clous adaptés qu’il enfonce dans la corne et qui ressortent sur la paroi du pied. Le maréchal ferrant coupe les pointes des clous qui ressortent par la muraille puis les rive pour ne pas que le cheval se blesse.

Ce n’est pas le pied qui doit s’adapter au fer, mais bien le fer qui s’adapte au pied !

Le rythme des ferrures est de 6 semaines environ mais cela peut varier en fonction de la saison et de l’activité du cheval, ce rythme est à discuter avec votre maréchal ferrant.

La ferrure n’est pas une obligation mais elle est une nécessité pour certains chevaux comme les chevaux de sport mais aussi les chevaux de randonnées par exemple qui parcourent des dizaines de kilomètres sur des terrains variés.

La sensibilité du cheval doit être prise en compte ainsi que son confort et son activité !

 

L’équipe Cheval-partenaire