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Qu’est-ce que la D.E.R.E (Dermite Estivale Récidivante des Équidés) ?

La DERE est la dermatose allergique la plus fréquente chez les chevaux. Des piqûres d’insectes hématophages, de moustiques, moucherons du genre Culicoïdes principalement (espèces nebulosis, brevitarsis…) ou mouches, taons, simulies (Simulium equidium) sont à l’origine de cette affection.

Elle est due à une hypersensibilité de type I et IV (allergie) à la salive de ces insectes.

Cette affection cutanée allergique a une composante génétique, héréditaire et certaines races semblent plus touchées (Pur-Sang, Arabe, Frison, Islandais, trait Breton, Shire, Connemara, Shetland, Welsh). 

De plus, certains facteurs favoriseraient la prédisposition aux affections dermatologiques, tels que des régimes élevés en protéines, le manque d’exercice, la finesse de la peau… La maladie peut apparaître dès l’âge de deux ans, et s’observe le plus souvent après quelques saisons de pâture.

A quelle période apparaît-elle ? Est-elle présente partout en France ?

Les signes cliniques sont saisonniers, du printemps à l’automne, ce qui correspond aux périodes d’activité des Culicoïdes, liées aux conditions climatiques (températures supérieures à 12° C). La DERE est répandue partout en France (les bords de mer et la montagne au-dessus de 800 mètres sont moins touchés). Elle est particulièrement fréquente en Normandie et au Nord de la Loire.

Quels sont les symptômes et quelles sont les parties du corps du cheval qui sont touchées ?

Les lésions sont prurigineuses et deviennent croûteuses ; elles apparaissent en général dans la crinière, sur la croupe et la queue, avec une certaine symétrie. La localisation la plus fréquente des lésions est la ligne du dos, mais le ventre peut également être atteint, selon l’espèce de Culicoïdes. En phase chronique, les lésions peuvent perdre leurs poils,  se compliquer  par une infection de la peau ou s’épaissir. Elles disparaissent en hiver les premières années, mais deviennent permanentes au fil des ans.

Comment peut-on poser le diagnostic ?

Il se base sur l’historique, l’examen physique et le fait qu’en l’absence d’insectes, les lésions s’améliorent. Les seuls examens complémentaires à mettre en œuvre sont ceux nécessaires au diagnostic  entre différentes dermatoses  prurigineuses :  raclages cutanés, cytologie de pus et de surface. Les intradermoréactions (IDR) n’offrent pas d’intérêt. Un autre test d’allergie,  le test de dégranulation des basophiles mis en présence d’extraits de Culicoïdes in vitro permet d’identifier 70 à 80 % des chevaux atteints mais sa réalisation nécessite du sang frais. Une biopsie (prélèvement et analyse histologique de la peau)  peut conforter le vétérinaire dans le diagnostic d’allergie.

Quels traitements préconiser ou comment soulager notre cheval ? Et quelles sont les mesures préventives pour éviter une DERE ?

Les traitements sont longs et difficiles, et peuvent compromettre le travail du cheval. La prise en charge thérapeutique devra traiter spécifiquement la cause, limiter les démangeaisons (symptôme majeur), traiter les infections secondaires, limiter le contact avec les allergènes ou encore diminuer l’inflammation.

Il faut limiter le contact avec les insectes et gérer les démangeaisons par un traitement local ou général. Les infections secondaires de la peau  et toutes les autres causes de grattage doivent être prises en charge.

Le cheval peut être rentré à l’écurie aux heures d’activité des insectes, souvent l’aube et le crépuscule. Une moustiquaire à mailles serrées, éventuellement imprégnée d’insecticide peut être utilisée pour contrôler l’entrée des insectes dans l’écurie. Les masques et couvertures d’été sont également utiles.

Des lotions anti-insectes peuvent être appliquées si le cheval les tolère mais leur utilisation est contraignante puisque les produits disponibles sont peu persistants. La diminution des symptômes peut être rapide quand le cheval n’est plus en contact avec les Culicoïdes : il faut compter 3 semaines sans piqûres d’insectes pour voir les signes disparaître.

Un traitement local contre les démangeaisons (shampoing, lotion, spray réhydratant et antiprurigineux) doit être mis en place, la tonte des crins facilite la réalisation des soins et améliore leur efficacité. Récemment lancée par Merial, la gamme PHLOX®, produits d’hygiène et de soin (voir encadré) a montré un intérêt1  dans le contrôle des signes cliniques chez le cheval atteint de DERE.

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La gamme PHLOX® est désormais disponible pour les chevaux !

C’est une belle nouveauté en équine : le lancement d’une gamme inédite de produits pour l’hygiène et le soin des équidés. La gamme PHLOX est issue de l’association innovante de deux molécules, l’acide hyaluronique et l’argent micronisé, combinées à des principes actifs naturels, pour protéger, hydrater et restructurer la peau.

L’argent micronisé est une forme d’argent pur et naturel qui aide au contrôle de la prolifération bactérienne. L’acide hyaluronique de faible poids moléculaire active les défenses naturelles de la peau et contribue au maintien de l’intégrité cutanée.

La gamme se compose de quatre produits équins pour trois objectifs de soins : 

– Hygiène des yeux avec la solution-gel nettoyante oculaire,

– Soin et structure de la peau avec le gel réparateur et le spray hydratant protecteur et apaisant,

– Entretien et beauté de la robe avec le shampoing hygiène active apaisant.

Cette gamme de haute technicité, non dopante, a été testée et approuvée par quatre cavaliers-champions – Jean Teulère, Nicolas Touzaint, Philippe Tomas, Olivier Guillon – qui désormais l’utilisent au quotidien pour l’entretien et le bien-être de leurs chevaux.

Les résultats d’une étude portant sur la gestion thérapeutique topique de 8 chevaux de propriétaire atteints de DER chronique en Bourgogne1 attestent l’intérêt des produits PHLOX pour le contrôle des signes cliniques chez le cheval atteint de DERE.

1J Guillot, R Moraru, L Farkas, D Pialot, B Gay-Bataille. Emollient and appeasing topics as an adjunct of specific treatment of equine insect bite hypersensitivity. Results of a pilot study in France. Vet Dermatol, 2016, 27, 1,61.

Quels sont les risques si nous ne soignons pas notre cheval ?

A long terme, la DERE peut compromettre la qualité de vie et le travail du cheval. Une perte de poids peut être observée, liée aux démangeaisons et au stress constant. Certains chevaux peuvent cumuler la DERE avec une dermatite atopique (eczéma)  ou une allergie alimentaire, ce qui complique le diagnostic et la prise en charge.

Avec la collaboration de Sophie Paul-Jeanjean, Docteur vétérinaire, Responsable Technique gamme équine, Merial

Pour plus d’informations sur la santé de votre cheval :

• Consultez la chaîne santé  FFETV-Merial sur http://www.dailymotion.com/ffetv-merial

• Visitez le site http://cavaliers.merial.com/ 

Bibliographie

Alario Fanny : Enquête épidémiologique descriptive en dermatologie équine auprès des praticiens exerçant en France. Thèse pour le doctorat vétérinaire. Alfort 2013.

IFCE : fond documentaire, la DERE. 

http://www.haras-nationaux.fr/information/accueil-equipaedia/maladies/maladies-parasitaires/dermite-estivale.html